Médecine et phytothérapie

 

 

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Comment utiliser la plante ?

 Avant tout, l'extraction!

Pour profiter des bienfaits d'une plante, il faut avoir accès aux éléments contenus dans la plante. On parle alors "d'extraction des principes actifs". L'intérêt de l'extraction est d'obtenir un produit plus concentré, c'est à dire une plus grande quantité de principe actif sur un plus petit volume de produit. 

La plupart d'entre nous a déjà pratiqué une extraction des principes actifs. L'exemple le plus simple et le plus fréquent est la préparation d'une infusion. L'application d'une eau bouillante sur une plante va en extraire les éléments, attirés par l'eau, que l'on dit hydrophile. 

Mais certains éléments ne sortiront pas de la plante avec de l'eau, ils sont dit hydrophobes. Dans ce cas, on utilise généralement un autre "solvant" que l'eau, le plus fréquemment ce sera l'alcool. 

Ainsi par le biais de l'utilisation de l'eau et l'alcool, plusieurs types d'extraction peuvent être obtenus:

  • les teintures mères (qui servent ensuitent de base pour les dilutions homéopathiques).
  • Les extraits fluides
  • Les SIPF: suspension intégrales de plantes fraiches
  • Les EPS: extrait de plante standardisé (où l'alcool est ensuite évaporé, la plante étant stabilisée dans de la glycérine)
  • ...
Les procédés d'extraction de qualité requiert de nombreuses étapes et un véritable savoir faire technique. La plante peut également être utilisée entière ou une partie sélectionnée (feuille, fleur, écorce), sous forme sèche, puis mise en poudre permettant de faire: 
  • Les gélules
  • Les comprimés 
 Un monde à part : l'aromathérapie
L'aromathérapie fait partie de la phytothérapie mais représente un univers à elle seule: elle concerne les Huiles essentielles
Les huiles essentielles sont obtenues par distillations de parties végétales (feuilles, écorces, graines, racines...) contenant des substances dites "aromatiques". Cette distillation permet d'obtenir des produits extrêmement concentrés en principes actifs, ce qui explique l'efficacité, mais également la dangerosité des huiles essentielles en cas de mauvaise utilisation (que ce soit par la quantité, le site d'utilisation, la mauvaise indication, les contres indications en fonction de l'âge et de la santé du patient...)
En bref, en phytothérapie, les outils ne manquent pas, et ici ne sont cités qu'une partie des formes de prises possibles...
 
la gemmothérapie, ou l'utilisation du bourgeon
La gemmothérapie se détache elle aussi du reste de la phytothérapie. Elle consiste à utiliser les propriétés des tissus dit "embryonnaire" de la plante: bourgeons, radicelles, jeunes pousses. 
Le principe serait de retrouver toute la potentialité de la plante ( fruits, feuille, écorce...) concentrée dans le bourgeons, avec les différentes propriétés. 
Par exemple, le bourgeons de tilleul possèdera la propriété apaisante de la feuille de tilleul, mais également le côté draineur et dépuratif de l'aubier de tilleul (la partie "tendre" située entre l'écorce et le coeur de l'arbre). 
L'embryon, quelqu'il soit, sera mis en macération dans un mélange d'eau, d'alcool et de glycérine, permettant d'extraire ses principes actifs afin d'obtenir un macérat glycériné. 
 

Quelle place pour la plante à visée thérapeutique en médecine? 

La formation universitaire de médecine générale permet une approche et une compréhension solide des pathologies impliquant un "dépassement" de l'organe. On parle de pathologies "organiques". Mais la thérapeutique se limite souvent au traitement du symptôme, ou à un blocage / une substitution d'une fonction ou d'un organe. Cependant, cette thérapeutique peut s'avérer nécessaire dans bien des situations. 

L'approche médicale par la phytothérapie est plus qu'une simple utilisation de la plante "à la place" du médicament allopathique. C'est une compréhension fine de la physiologie ( le fonctionnement normal du corps) et de la physiopathologie ( le dysfonctionnement de la physiologie à l'origine de la maladie) qui permettra l'utilisation de la plante aux propriétés thérapeutiques, comme outil agissant sur les mécanismes de régulation de l'organisme. 

L'organisme est un système ayant pour but de maintenir sa propre survie. Il est en interaction perpetuelle avec son environnement, ce dernier lui apportant des informations ou pouvant être source d'aggressions. La réaction de l'organisme va se traduire en premier lieu au travers du système nerveux autonome ( ou neuro-végétatif)  puis par le système hormonal ( appelé système endocrinien) par une cascade de réactions impliquant le système immunitaire et les différents organes. La phytothérapie pourra agir en finesse sur ces systèmes en cas de besoin. 

La phytothérapie permet également de soutenir les organes dans leur fonctions respectives:

  • Aubépine: tonique cardiaque et anti-hypertenseur
  • Chardon-Marie: détoxifiant hépatique 
  • Piloselle: diurétique et draineur hépatiqe
  • Gingko biloba: soutien vasculaire de la microcirculation ( cerveau, rein...)
  • ...
Ainsi l'on pourra agir non seulement sur les organes eux mêmes, mais également sur les mécanismes régulateurs soliicitant ces organes. 
La phytothérapie sera avantageusement accompagnée par une bonne compréhension de la nutrition et de la micronutrition ( utilisation des micronutriments: vitamines, minéraux, oligo-éléments) dans le fonctionnement de l'organe au niveau de la cellule: fabrication d'énergie, de protéines, interaction avec les cellules environnantes, etc...
Le tout étant intégré dans l'histoire du patient, les résultats seront d'autant plus pertinents. 

Phytothérapie et homéopathie, même combat?? 
L'homéopathie est une autre approche thérapeutique, une autre "philosophie" de traitement, fondé par Hahnemann en 1796, basée sur 3 principes:
- La loi de similitude:
Une plante ou une substance qui produit un ensemble de symptôme pourra traiter un malade présentant l'ensemble des ces même symptômes: "le semblable guérit le semblable", d'où le terme "homéo" = "similaire" et "pathos" = "maladie" / "souffrance
- La loi de l'individualisation:
 L'homéopathe traite la maladie non pas en fonction des symptômes classiques de cette maladie, mais en fonction des symtpômes présentés par le patient et intégrés à sa globalité. Un remède homéopathique "universel" pour un symptôme précis n'est donc pas à proprement parlé de l'homéopathie Hahnemannienne 
- Le principe des hautes dilutions ou infinitésimalité
Selon ce principe, la dilution et la "dynamisation" d'une substance permettrait de potentialiser les effets curatifs de celle-ci, tout en en diminuant la nocivité. A la Teinture Mère (TM), (extraction hydro-alcoolique d'une substance), sera appliqué une dilution, auquelle on donnera le nom de centésimale Hahnemannienne (CH). Ainsi, 1CH = 1 goutte de TM dans 99gouttes d'eau, soit une concentration de 1%
                                               2CH = 1 goutte de 1CH dans 99 gouttes d'eau, soit une concentration de 0,01% 
                                               3CH = 1 goutte de 2CH dans 99 gouttes d'eau, soit une concentration de 0,0001% etc... 
Pour chaque dilution sera appliqué une "dynamisation" par sucussion ( c'est à dire une série de secousses) censée "énergiser" la solution. 
Rapidement, à mesure que les dilutions sont réalisées, on ne retrouvera plus de molécules de la substance initiale, mais, selon le principe homéopathique, les plus grandes dilutions seront les plus puissantes, du fait des dynamisations successives.
Les substances diluées peuvent être végétales, animales ou minérales.
Alors que la phytothérapie agit de manière biochimique (des molécules agissant sur des récepteurs) avec des plantes exclusivement, l'homéopathie agit de manière... inconnue. On parle d'approche informationnelle, quantique, électro-magnétique, etc... 
Je n'apporte pas ici de réponse, le débat est encore passionnel sur ce sujet. Pour ma part, je ne pratique pas l'homéopathie.

 

Phytothérapie à Annemasse - Franck Paita

 

ACTUALITÉS

Publiée le mercredi 15 février
 
 

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